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lundi, 13 janvier 2014 09:13

Succès de Dior

Christian Dior Christian Dior

Dior rencontre immédiatement le succès en 1947 avec les lignes « Corolle » (le couturier s’inspirant de silhouettes de fleurs pour dessiner ses robes) surnommée « New Look » et la ligne « En 8 ». Au lendemain immédiat de l’Occupation, Christian Dior rend à la couture sa part de rêve et redonne aux femmes le goût de plaire et suggérer le désir.

Les notions et les images liées au luxe reviennent sur le devant de la scène après une longue période d’insécurité et d’angoisse, « un retour au seyant et au joli dont les femmes avaient été privées depuis bien des lustres ».

Les collections suivantes surprennent autant que la première, notamment la « Ligne H » de 1954 surnommée « haricot vert » où Dior efface les volutes des robes précédentes baptisée « flat look ». Elle sera suivie, parmi d'autres, de la ligne « A » puis « Y ».

Sur les conseils de son ami d’enfance Serge Heflter-Louiche, il lance en même temps que sa maison de couture et sa première collection, une société de parfum en 1947. La première fragrance s'appelle Miss Dior. Pour lui, le parfum « est le complément indispensable de la personnalité féminine, c’est le finishing touch d'une robe ».

Il part pour les États-Unis à la conquête du marché de la mode dès 1948, soit moins d'un an après le lancement de sa première collection, où il ouvre Christian Dior New York Inc. Il instaure une politique active de diffusion de son nom et de concession de licence dès l'année suivante, étant le premier à avoir dans sa maison de couture un service de communication intégré. Avec l’aide de Jacques Rouët, son directeur financier bientôt directeur général31, il pose les fondations d'un véritable empire. Il institutionnalise la franchise et le dépôt de marque en louant son nom pour griffer des articles fabriqués en gros par des industriels qui lui reversent des royalties. Il ouvre des bureaux de relations publiques à travers le monde. Il est le couturier des stars, dont les américaines Olivia de Havilland, Rita Hayworth, Ava Gardner, Marilyn Monroe, Lauren Bacall, ou Liz Taylor. Marlène Dietrich, qui ne porte que du Dior, l'impose à ses producteurs de ses films : « No Dior, no Dietrich »

En onze ans, son activité s'étend dans quinze pays et assure l’emploi de plus de deux mille personnes. En 1957, sa maison assure plus de la moitié des exportations de la couture française, et Time Magazine le consacre à sa Une, Dior étant le premier couturier à faire la couverture du magazine.

Se sachant malade, il se retire en 1956 dans son Château de La Colle Noire où il écrit ses mémoires. En octobre 1957, à 52 ans, juste après avoir présenté sa dernière collection intitulée « fuseau » et conçue avec son jeune stagiaire Yves Saint-Laurent, il est foudroyé par une crise cardiaque en Italie, où il séjournait quelques jours lors d'une cure à Montecatini Terme. D’aucuns diront qu’il « a été rappelé par Dieu pour rhabiller les anges ». Il repose à Callian dans le Var. Source: Wikipedia