Fumée et chaleur extrême à Toronto

Des concentrations élevées de fumée provenant des incendies de forêt en Ontario du Nord ont détérioré la qualité de l’air dans plusieurs régions du Canada. Dans le même temps, une vague de chaleur extrême frappe le sud du pays, particulièrement le sud de l’Ontario.Environnement Canada a émis un avertissement de qualité de l’air pour plusieurs secteurs du Grand Toronto, coïncidant avec une alerte à la chaleur intense. Les données mises à jour le 14 juillet 2025 révèlent une situation critique dans plusieurs villes canadiennes.

Table des matières:

La fumée des incendies au nord de l’Ontario envahit le sud du pays

Selon Environnement Canada, la fumée dense causée par les feux de forêt dans le nord de l’Ontario provoque une qualité de l’air dangereusement mauvaise dans le sud du pays.

Le panache de fumée, visible sur les cartes de modélisation, s’étend depuis la Colombie-Britannique jusqu’aux provinces maritimes, en passant par les Prairies et le sud de l’Ontario. Cette situation rend l’air ambiant potentiellement nocif pour l’ensemble de la population, même pour les personnes en bonne santé.

Les experts recommandent de garder portes et fenêtres fermées et de limiter les activités extérieures, notamment pour les groupes à risque :

  • les personnes âgées de 65 ans et plus,
  • les femmes enceintes,
  • les nourrissons et enfants en bas âge,
  • les individus souffrant de maladies chroniques.

Toronto parmi les villes les plus polluées au monde

À 8 h, lundi 14 juillet, Toronto figurait comme la deuxième ville la plus polluée au monde, selon les données de l’entreprise suisse spécialisée dans la qualité de l’air, IQAir. Cela coïncide avec une lecture de l’Indice de santé de la qualité de l’air (AQHI) indiquant un niveau très élevé.

Classement de l’AQHI dans les principales villes canadiennes :

VilleIndice AQHINiveau de risque
Saskatoon 10+ Très élevé
Hamilton 10 Très élevé
Ottawa 8 Élevé
Toronto 7 Élevé
Sudbury 7 Élevé
London 6 Modéré à élevé
Montréal 4 Modéré
Winnipeg 3 Faible à modéré
Vancouver 1 Faible
Victoria 1 Faible

Saskatoon et Hamilton atteignent des niveaux critiques avec un AQHI de 10 et plus.

Températures extrêmes dans la région du Grand Toronto

En parallèle, une canicule frappe la région du sud de l’Ontario, avec des températures diurnes atteignant de 29 à 32 °C. Le facteur humidex augmente la sensation thermique, la faisant grimper entre 35 et 40 °C.

Les nuits ne permettent pas de véritable récupération. Les températures minimales prévues oscillent entre 19 et 23 °C, prolongeant le stress thermique sur les organismes.

Environnement Canada prévient que l’alerte à la chaleur devrait durer jusqu’au jeudi soir, exhortant la population à :

  1. Boire de l’eau fréquemment, même sans sensation de soif.
  2. Éviter les activités physiques pendant les heures chaudes.
  3. Fermer les rideaux et ouvrir les fenêtres uniquement si l’air extérieur est plus frais.
  4. Vérifier régulièrement l’état de santé des personnes vulnérables.

Risques accrus pour la santé humaine et animale

Selon le cardiologue Christopher Labos, la combinaison chaleur-fumée augmente le stress sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire. Il recommande aux personnes obligées de sortir de porter un masque filtrant.

Les symptômes à surveiller incluent :

  • maux de tête,
  • nausée,
  • confusion,
  • peau rouge et chaude,
  • perte de conscience.

Il est impératif de rafraîchir la personne et d’appeler les secours.

Le Dr Labos rappelle que les animaux de compagnie, notamment les chiens, sont tout aussi vulnérables. Il recommande de les garder à l’intérieur et de s’assurer qu’ils aient de l’eau en quantité suffisante.

La saison des feux de forêt de 2025 s’annonce déjà comme la deuxième plus dévastatrice de l’histoire du pays, avec 3,7 millions d’hectares brûlés, soit six fois la superficie de l’Île-du-Prince-Édouard.

Environnement Canada avait déjà prévenu en 2024 que les événements météorologiques extrêmes, comme les incendies ou les ouragans, deviendraient plus fréquents en raison des changements climatiques d’origine humaine.

Source: CBC